De la contemplation de la page blanche…

Auteur
Jacques Roman
Coédition avec Paupières de terre
Édition courante du livre d’artiste du même nom, avec des dessins au trait d’Yves Picquet
Poésie
24 pages, 10 x 15 cm, feuillets libres sous couverture à rabats
Parution : juin 2012

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Épuisé

ISBN : 978-2-917751-33-6 Catégorie :

Présentation

Le propos de cette petite suite de poèmes est contenu dans ses titre et sous‐​titre : De la contem­pla­tion de la page blanche loin de la page blanche, ou Dix‐​sept médi­ta­tions à l’usage du grapho­mane. Écrites d’une traite à la table de l’écrivain, un soir, dix‐​sept médi­ta­tions, donc, sur l’écriture, l’existence au monde de l’écrivain, ses doutes perpé­tuels et cette évidence pour­tant d’écrire, et de cher­cher dans la langue pour être au monde. De cher­cher « l’Unique Asile » sur la page blanche, « minus­cule point dans La Grande Image du Monde », la page blanche enten­due non comme arrêt de l’inspiration mais bien au contraire comme « éten­due » non « mesu­rable », « espace absent d’obstacle ». Ou comme « Obscure Demeure du Sang ».
Une prise de parole néces­saire et vitale, dans une langue concise, cise­lée, allant à l’essentiel : concen­trée en petits blocs de quelques phrases, comme s’il déco­chait une flèche sûre, qui touche imman­qua­ble­ment au cœur de la cible ; « une parole poétique qui va droit son chemin, et s’impose comme un droit vital… ». Où, pour conti­nuer de citer Doris Jaku­bec, dans sa post­face au recueil Traver­sées publié aux éditions Zoé en 2010, « le silence auquel le blanc que laisse le poème sur la page donne vie habite les […] poèmes, se conju­guant avec des forces paci­fiques : le calme, la clarté, le rêve, que synthé­tise la sève dyna­mique et résis­tante ».

Notes de lecture

« La page blanche, assu­ré­ment, fait corps avec le poème. Elle le nour­rit de silences propres à apai­ser les tensions dans la langue. Elle est d’avant les mots. Paci­fique. »
Alain Helis­sen, CCP – Cahier critique de poésie, n° 26, décembre 2013