Notes vives sur le vif du poème

Auteur
Jacques Roman
Essai poétique
30 pages, 14 x 17 cm
Parution : avril 2014

Publié avec le soutien de la région Bretagne

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 8,00

ISBN : 978-2-917751-46-6 Catégorie :

Présentation

Ces Notes vives sont des « lambeaux d’une conver­sa­tion avec la présence et l’absence du poème », ou des « traces médi­ta­tives ». Ne comp­tons pas donc sur Jacques Roman pour nous expli­quer le poème, car ces Notes, bien qu’« elles révèlent des chemins… n’en tracent aucun. » Elles « ne sauraient déli­vrer un savoir ­­sur le poème. Elles ne font que rôder autour de lui ».
Nous le suivons ainsi en ses chemins, nous diva­guons avec lui comme serpente l’eau vive. Sensua­lité, trem­ble­ments de la chair, désir… on est saisis par cet appé­tit pour la puis­sance d’un dire rebelle et trans­gres­sif, qui toujours arrive et surprend – et la poésie n’a ici « d’autre nom que vie », et le poème, « corps de la parole ». « L’écriture d’un poème est cet acte d’un insensé faiseur de miracle, ressus­ci­tant ce corps premier »… « un corps déchiré. » Et « sa source est le chant, le chant né de la première joie et du premier deuil, le chant où les mots enten­dus pour la première fois… ».
Mais « la clef du poème n’appartient à personne. Elle est appe­lée à être perdue. Une autre clef ouvrira le poème, une autre clef appar­te­nant à qui lira, elle aussi appe­lée à être perdue, et tant, tant de clefs… ». C’est « le vif » du poème d’être sans cesse lu et relu, après avoir été porté par son auteur, qui toujours ignore où veut bien l’emmener cette évidence qui s’ouvre en lui.

Notes de lecture

« Jacques Roman renonce aux propos théo­riques pour célé­brer le poème en tant que corps érotisé de la parole, “aban­donné à l’abandon”. Sa langue est char­nelle, dési­rable, sensuelle. »
Alain‐​Gabriel Monot, Hopala !, décembre 2014