Pointillés

Auteure
Françoise Louise Demorgny
Récit
122 pages, 12 x 15 cm
Parution : septembre 2019

Publié avec le soutien de la région Bretagne

Voir les premières pages

 16,00

ISBN : 978-2-490385-03-4 Catégorie :

Présentation

Fran­çoise Louise Demor­gny, comme dans Rouilles et Un écart, ses précé­dents livres, retrouve les Ardennes, ce pays d’enfance qui la « tour­mente fidè­le­ment » et ses « voix urgentes » qui « montent des marges de l’oubli ». Se dessine peu à peu la figure de la mysté­rieuse tante Pier­rette, placée chez les Filles du Cœur misé­ri­cor­dieux de Marie où naîtra Roland, l’enfant illé­gi­time.
Si les poin­tillés du titre sont bien sûr ceux de la fron­tière entre la France et la Belgique, figure centrale du récit, « lieu de tous les possibles », ils sont égale­ment ces lignes entières que Rimbaud sème sur ses manus­crits et qui resti­tuent « un geste, un élan, une rage » et disent « des choses entre les lignes ».
Une suite émou­vante de courts textes formant récit, chaque fois précé­dés des mots des poètes pour tres­ser une guir­lande à toutes ces ombres, iriser leurs pauvres histoires. Comme dans ce jeu d’enfant où une fois tracée une ligne le long des poin­tillés appa­raît un dessin. Ici, un portrait en creux destiné à réunir enfin Pier­rette et Roland dans son « exil ».

Notes de lecture

« Les Ardennes, l’ombre d’Arthur Rimbaud, la fron­tière, les poin­tillés entre la Belgique et la France, les choses entre les lignes, les lieux de tous les possibles, une ligne ténue ou têtue, “la fron­tière en moi est comme infuse”, la douane, “La douane est un genre de confes­sion­nal où on ne fait pas le malin”, une brèche, “Mais entre les inter­dits et les péchés, il y a plein de brèches où je me faufile avec délices pour sucer mon pouce, faire des grimaces et dire merde tout haut”, la plume traçant des suspen­sions, l’essui et le torchon, l’appel du large, la lisière, des mots et des sens…
De courts textes formant récit, des cita­tions, des poin­tillés et des contours, Pier­rette, Roland, la voyouse, les exils…
J’ai pour ma part dans l’enfance traversé souvent, plus à l’ouest dans le plat pays, cette ligne imagi­naire aux contraintes admi­nis­tra­tives fort variables…
Des poin­tillés en émotion. »
Didier Epsz­tajn, Entre les lignes entre les mots, 25 octobre 2019