La première nuit est toujours blanche

Autrice
Anne Desplantez
104 pages, 15 x 19 cm
54 photographies couleur
Parution : septembre 2021

Publié avec le soutien de la région Bretagne

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 22,00

ISBN  978-2-490385-24-9 Catégorie 

Présentation

Invi­tée en rési­dence à Plounéour-​Ménez à l’été 2020, Anne Desplan­tez, dont le travail n’est qu’échange, est allée vers les habi­tants des monts d’Arrée, carnets, appa­reil photo et dicta­phone en main, ne s’imposant jamais et susci­tant la confiance, permet­tant ce qu’elle aime appe­ler de la créa­tion parta­gée, chacun parti­ci­pant à sa façon, donnant ce qui lui semble impor­tant, un souve­nir, une image, une voix.
Ici c’est la force de la nature renvoyant à la fragi­lité humaine qu’elle a recon­nue, et les liens invi­sibles qui unissent les uns aux autres. « Je recherche les tensions qui nous font sentir que l’équilibre que nous trou­vons pour vivre ensemble est fragile, incer­tain mais précieux. » Et ce qu’elle sent ici, c’est ce qui précède peut-​être cet équi­libre, quelque chose de l’ordre de la bascule, un choix ou une déci­sion, un geste, un acte volon­taire ou juste évident, ou encore quelque chose d’indicible, plus diffus, mais qui fait l’histoire de chacun. Qui commen­ce­rait par une nuit blanche, parce que quelque chose a lieu, là, de profond et déter­mi­nant, absolu même si familier.
Entre photo­gra­phies et « confi­dences » des uns et des autres, adoles­cents, couples, exilés, femmes et hommes de tous hori­zons, de toutes géné­ra­tions, des histoires intimes sont révé­lées, et aussi­tôt suspen­dues : on n’en saura pas plus que quelques bribes, juste assez pour sentir ces bascu­le­ments plus ou moins francs, doulou­reux ou heureux, un démé­na­ge­ment subit, un soir d’été entre deux âges, une nuit, un jour… Des allers-​retours se créent entre les pages, par les mots et par les images, un arbre penché dans la lande, des volets aux fenêtres… Il y a des visages, des corps dont la bana­lité ou la posture inter­roge. Des enla­ce­ments, beau­coup de tendresse. Des routes, des arbres, des maisons, quelques bêtes, des ciels, des ombres, un clocher, de l’eau, un tram­po­line, une robe de mariée. La voix de la photo­graphe se mêle aux paroles retrans­crites, à même hauteur — quel­que­fois on ne sait pas trop qui parle, quel­que­fois on ne sait pas trop d’où vient telle photo, tel détail, tel angle de vue.
À mi-​chemin entre mise en scène et docu­men­taire, c’est à une explo­ra­tion en forme de fiction à laquelle nous convie Anne Desplan­tez, une fiction ordi­naire, du vivant.