Juin juillet peu importe

Auteure
Sarah Clément
Poésie
16 pages, 10 x 15 cm
Parution : novembre 2016

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 5,00

ISBN : 978-2-917751-79-4 Catégorie :

Présentation

Juin juillet peu importe fut, en 2002, le tout premier livre des éditions – en somme un véri­table cata­ly­seur. Petit format carré sans même de nom d’éditeur sur la couver­ture, tiré en typo­gra­phie au plomb à 64 exem­plaires, il était alors accom­pa­gné de deux photo­gra­phies de Jean Yves Cous­seau. Si nous le repu­blions aujourd’hui, c’est qu’il conti­nue de nous accom­pa­gner – et les quelques lecteurs qu’il a eus à l’époque –, qu’il n’est abso­lu­ment pas soumis à l’actualité et qu’il pour­rait même repré­sen­ter l’esprit du cata­logue. Comme l’écrivait Sophia Mejdoub dans Le Cri de l’hélikon (décembre 2003), Juin juillet peu importe est « un texte‐​souffle composé dans des carrés parfaits, sans capi­tales ni ponc­tua­tion, qui s’ouvre sur un reflet du ciel et se referme dans un cri de silence, ou l’impossibilité de se taire ». Retour sur une expé­rience fonda­trice, passage de l’enfance à l’âge adulte, un été « qui n’avait qu’à pas commen­cer », au cours duquel « autre chose aussi a commencé ». Peu de mots pour le dire mais si juste­ment, d’une écri­ture sans aucun effet si ce n’est celui de la répé­ti­tion des mots qui engorgent le crâne, parce que « tout se fond sans limites » afin de « tout graver tout garder ». Une petite forme, oui, mais cise­lée et cris­sante comme un grain de sable que l’on ne cesse de rouler entre les doigts comme pour se rassu­rer.

Voir la première édition de Juin juillet peu importe, 2002.

Notes de lecture

« Sarah Clément ne s’est pas encom­brée de la moindre ponc­tua­tion pour déli­vrer une entê­tante ritour­nelle d’une rare maîtrise, capable de poser et de repo­ser les silences dans le flot d’un souve­nir qui porte en lui les maillons fonda­teurs d’une expé­rience humaine ; depuis que “l’enfant pense si fort main­te­nant puisque l’été déci­dé­ment commence sur cette plage‐​là” jusqu’à cet homme dont “je sais bien qu’il s’est tué pour ne pas mourir”. »
Benoît Colboc, « La poésie en train de se faire », Lundiou­mardi, 19 décembre 2016

« Ce livre, en sa simpli­cité, déplie le passage, face à la bles­sure, de l’enfance enso­leillée à la prise de conscience des ténèbres des adultes. »
Fran­çoise Hàn, décembre 2016

« Dans Juin juillet peu importe, Sarah Clément revient sur le passage de l’enfance à l’âge adulte, l’été de tous les commen­ce­ments. Un livre bref, urgent, tendu, raidi de noir qui nous rappelle qu’“il est impos­sible de se taire”. »
Alain – Gabriel Monot, « Le Pêle‑Mêle », Hopala !, n° 53, 1er trimestre 2017

« Ce petit livre hale­tant, inondé d’air de lumière et d’angoisse ne peut lais­ser indif­fé­rent : nous voyons en 16 pages l’irréparable s’accomplir et sacca­ger la jeunesse dans le cœur de l’enfant. »
Vian­ney Lacombe, CCP – Cahier critique de poésie, # 34 – 1, 12 mai 2017