L’invisible

Auteure
Juliette Agnel
130 pages, 15 x 19 cm
Parution : juin 2020

Publié avec le soutien de la région Bretagne

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 22,00

ISBN  978-2-490385-11-9 Catégorie 

Présentation

« Je crois que l’art qui me touche tient à cette rela­tion du réel à l’invisible. À ces forces qui nous entourent mais que nous ne voyons pas. C’est une auto­ri­sa­tion de croire à un absolu, à une rêverie qui pour­rait prendre vie. »
Où qu’elle aille, Juliette Agnel semble porter ce regard subjugué sur les puis­sances de la nature, où l’espace et le temps sont mystères profonds. Du Mali au Groen­land, des Alpes au Maroc ou au Soudan, les paysages sont révélés, sublimés par l’expression d’une intériorité.
Lors de sa résidence à Plounéour-Ménez, au cours de l’été 2019, c’est tout natu­rel­le­ment comme en expédition qu’elle a arpenté les monts d’Arrée, avec un émerveillement perma­nent, premier, pour reprendre les mots de Fabien Ribery sur son blog L’Intervalle. En ethnologue-​photographe, elle y a ressenti les énergies cosmiques, tellu­riques, l’énergie des hommes, l’histoire des lieux, la mémoire des roches, « tout l’invisible contenu dans les lieux, ce qu’il nous raconte, mais qu’il ne nous dit pas ».
C’est aussi natu­rel­le­ment qu’elle y a rencontré le géobiologue Yann Gilbert, dont le travail est juste­ment d’étudier et de contrôler ces énergies, qu’elle a pu le suivre et se lais­ser guider dans ces espaces qu’il connaît inti­me­ment. Les cita­tions repro­duites dans ce livre sont extraites de ses propos tenus sur le vif au cours de leurs pérégrinations et enregistrés par Juliette Agnel. Ils ne sont qu’une infime trace de la pratique et de la pensée de celui qui les tient, et ne prétendent surtout pas à un ensei­gne­ment théorique, dont ce livre ne saurait être le lieu.
Au fil des pages, si l’on est en prise avec une sorte de conser­va­toire du vivant, comme un relevé topo­gra­phique, une tenta­tive d’inventaire des lieux rencontrés, c’est le prisme esthétique qui s’impose, la force du regard que Juliette Agnel a porté sur roches et fougères, menhirs et dolmens, sous-​bois ou lande, calvaires et chapelles qui créent la singu­la­rité de ce terri­toire.
Et c’est fina­le­ment un paysage imagi­naire qui se déploie, « une dispro­por­tion ordonnée échappant au discours pour faire entendre la tona­lité d’une parole sans traduc­tion possible, qui est au sens fort un ravis­se­ment, un rapt de tout l’être » (Fabien Ribery).