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Ceija Stojka

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Ceija Stojka (1933−2013) est née en Styrie (Autriche), cinquième d’une fratrie de six enfants, dans une famille de marchands de chevaux rom, les Lovara‐​Roma. Pendant la guerre, son père est assas­siné par les nazis, et toute sa famille dépor­tée dans plusieurs camps de concen­tra­tion. Ceija en réchappe avec sa mère et quatre de ses frères et sœurs. À partir des années 1950, elle s’établit à Vienne et vit du commerce de tissus puis de tapis. Dans les années 1980, elle entame un travail d’écriture et de pein­ture qui retrace son parcours avant et après guerre, puis tout au long du xxe siècle, qui très vite la fait recon­naître comme ambas­sa­drice de la commu­nauté rom dans la société autri­chienne et lui vaut plusieurs distinc­tions, dont le prix Bruno‐​Kreisky pour le livre poli­tique en 1993.
En France, décou­verte par la compa­gnie théâ­trale Lani­co­la­cheur – Xavier Marchand, l’œuvre de Ceija Stojka est enfin recon­nue, que ce soit sur le plan litté­raire ou sur le plan artis­tique. Nous vivons cachés fait suite au travail édito­rial que nous avons commencé en 2016 avec la publi­ca­tion de Je rêve que je vis ?, tous deux traduits par Sabine Macher. Concer­nant son œuvre artis­tique, événe­ment à Paris, La Maison rouge, après la Friche Belle de Mai (Marseille) en mars‐​avril 2017, lui consacre une grande expo­si­tion du 23 février au 20 mai 2018. Les éditions Bruno Doucey par ailleurs publient son premier recueil de poèmes en fran­çais en janvier 2018, Ausch­witz est mon manteau (traduit par Fran­çois Mathieu).

Collection « chaos »

• Je rêve que je vis ? Libé­rée de Bergen‐​Belsen, 2016
Nous vivons cachés – Récits d’une Romni à travers le siècle, 2018