Qu’est-ce que tu feras quand tu seras morte ?

Autrice
Geneviève Peigné
Récit poétique
60 pages,  12 x 15 cm
Parution : juin 2026

Publié avec le soutien de la région Bretagne

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 15,00

UGS : 978-2-490385-63-8 Catégorie :

Description

« La ques­tion est plutôt à entendre comme une ruse d’écolière ». C’est en effet avec autant de gravité que de malice qu’une petite fille – Gene­viève Peigné enfant – surgit une nuit dans le sommeil de l’autrice, avec cette ques­tion aux lèvres : « Qu’est-ce que tu feras quand tu seras morte ? ». Une ques­tion à laquelle il semble déses­pé­ré­ment impos­sible de répondre surtout quand on ne croit en rien après la mort, mais qui devient un défi pour Gene­viève Peigné – « J’ai envie de tomber dans ce piège ! » – qui accepte de céder à l’enfant.
Deve­nue lanci­nante, la ques­tion l’amuse autant qu’elle l’agace, sans doute aussi en raison de la diffi­culté à pouvoir y répondre. L’écrivaine inter­roge les un.e.s les autres parmi son entou­rage, explo­rant avec eux tout un ensemble de réflexions autour de « l’Après » ; quand le texte alterne entre dimen­sion psycha­na­ly­tique et recours à l’ironie, on égrène ainsi toutes les manières possibles avec lesquelles il serait tentant de se rassu­rer. « Mais tout ça, je te l’accorde, n’est que du rideau pas encore tombé. »
Cette fable poétique, c’est encore l’occasion pour l’autrice de nous ouvrir les rayons de sa biblio­thèque et de célé­brer les auteur·ice·s qu’elle aime – de Georges Perros à Marcel Proust en passant par George Orwell ou Louise Glück – mais aussi d’obtenir auprès de leurs livres un avis sur la ques­tion : « Sur toutes les rangées de biblio­thèques, des pousses d’éternité réclament nos bras. »
Avec humour et beau­coup de tendresse, Gene­viève Peigné parvient dans ce texte poétique à ques­tion­ner la mort sans jamais exagé­rer la vie, réin­ves­tis­sant tous les gestes que nous portons en héri­tage de nos disparu.e.s et, peut-​être avec eux, posant une main sur l’épaule de cette enfant de la nuit pour lui assu­rer : « La nais­sance se fait à deux. La mort se vit seul / Nous ferons ça à deux, fillette ; ensemble. Ça au moins, je peux nous l’assurer ; je compte sur toi pour me donner la force de t’abriter. »