Bosnie Élégie

Auteure
Adrian Oktenberg
Poésie
128 pages, 12 x 15 cm, dos carré cousu collé
Parution : octobre 2009
Titre original : The Bosnia Elegies (Paris Press, 1997)
Traduit de l'américain par Séverine Weiss
Préface de François Maspero

Traduit et publié avec le concours du Centre national du livre

 17,00

ISBN : 978-2-917751-04-6 Catégorie :

Présentation

Adrian Okten­berg travaille une langue née du repor­tage, une langue simple, un « langage commun », dans ce recueil consti­tué de micro‐​récits qui témoignent chacun d’un regard diffé­rent sur la guerre des Balkans. Sans mani­chéisme, par petites touches, elle traite aussi bien du géno­cide que de ses réper­cus­sions les plus intimes : vie privée et vie publique se mêlent, la vulné­ra­bi­lité des corps devient le symbole du cauche­mar de l’Histoire. Frag­menté, hale­tant, déchiré, ce texte partagé entre espoir et amer­tume cherche une voie nouvelle pour trans­mettre l’inexprimable.
« [Ces] poèmes fébriles, à l’apparente simpli­cité, sont en réalité minu­tieu­se­ment construits. Aucun mot n’y est inutile. Un livre impor­tant, comme docu­ment sur le réel mais aussi comme objet poétique » (Book­list, Patri­cia Mona­ghan).
« Dans le XXe siècle finis­sant, Adrian Okten­berg choi­sit elle aussi, étran­ge­ment, le poème pour graver, sculp­ter le souve­nir d’une barba­rie… » « … seul un être humain qui garde au fond de son cœur la foi en la beauté première de la vie peut être capable de dire la hideur de ceux qui portent la mort avec eux comme une seconde nature […]. Cet être‐​là, par sa veille, même si “petite”, parvient peut‐​être à garder – et à nous faire parta­ger – au cœur du déses­poir et contre vents et marées, une forme, si petite aussi, d’espoir : dire, écrire le mal en mots simples mais défi­ni­tifs peut être un signe que tout n’est jamais tota­le­ment perdu » (extraits de la préface de Fran­çois Maspero).

Notes de lecture

« La poésie n’est pas ici déta­che­ment, distance. Elle dit l’événement au plus juste, au plus près, en même temps qu’elle pleure les morts et hurle sa révolte. »
Patrick Kéchi­chian, La Croix, 28 janvier 2010

« Avec une simpli­cité désar­mante mais terri­ble­ment poignante, [Adrian Okten­berg] dit la lumière empê­chée des belles jour­nées qui s’annonçaient, le déses­poir, nos yeux cousus, l’innocence massa­crée, les messages “lancés lancés lancés lancés” et qui “s’effacent”. »
Richard Blin, Le Matri­cule des anges, avril 2010

« Des pages de ce livre de petit format, selon une dispo­si­tion pudi­que­ment tortu­rée, s’élève le chant du malheur, d’une grande souf­france que rien ne justi­fie ni n’explique, et qui a besoin d’être dite et parta­gée. »
Fran­cis Sitel, Contre­temps, juin 2010