Posted on

Noémia de Sousa

de_​Sousa_​Noemia

Noémia de Sousa (1926−2002), née à Catembe au Mozam­bique, est consi­dé­rée comme la « mère » des poètes mozam­bi­cains. Elle incarne, avec d’autres intel­lec­tuels regrou­pés autour du jour­nal O brado afri­cano, la résis­tance à la colo­ni­sa­tion. Écho de la lutte pour l’indépendance et l’émancipation, sa poésie s’inscrit dans le mouve­ment de la négri­tude et de Harlem Renais­sance, en même temps qu’elle puise dans une veine néo-​réaliste.

Collection « corp/​us »

• Notre voix, traduit par Elisa­beth Monteiro Rodrigues, 2017 »

Posted on

Ceija Stojka

ceija_​stojka

Ceija Stojka (1933−2013) est née en Styrie (Autriche), cinquième d’une fratrie de six enfants, dans une famille de marchands de chevaux rom, les Lovara-​Roma. Pendant la guerre, son père est assas­siné par les nazis, et toute sa famille dépor­tée dans plusieurs camps de concen­tra­tion. Ceija en réchappe avec sa mère et quatre de ses frères et sœurs. À partir des années 1950, elle s’établit à Vienne et vit du commerce de tissus puis de tapis. Dans les années 1980, elle entame un travail d’écriture et de pein­ture qui retrace son parcours avant et après guerre, puis tout au long du xxe siècle, qui très vite la fait recon­naître comme ambas­sa­drice de la commu­nauté rom dans la société autri­chienne et lui vaut plusieurs distinc­tions, dont le prix Bruno-​Kreisky pour le livre poli­tique en 1993.
En France, décou­verte par la compa­gnie théâ­trale Lani­co­la­cheur – Xavier Marchand, l’œuvre de Ceija Stojka est enfin recon­nue, que ce soit sur le plan litté­raire ou sur le plan artis­tique. Nous vivons cachés fait suite au travail édito­rial que nous avons commencé en 2016 avec la publi­ca­tion de Je rêve que je vis ?, tous deux traduits par Sabine Macher. Concer­nant son œuvre artis­tique, événe­ment à Paris, La Maison rouge, après la Friche Belle de Mai (Marseille) en mars-​avril 2017, lui consacre une grande expo­si­tion du 23 février au 20 mai 2018. Les éditions Bruno Doucey par ailleurs publient son premier recueil de poèmes en fran­çais en janvier 2018, Ausch­witz est mon manteau (traduit par Fran­çois Mathieu). »

Posted on

Sabine Macher

macher_​sabine

Sabine Macher est née en Alle­magne de l’Ouest en 1955. Écri­vain, traduc­trice de poésie (alle­mand et anglais) et photo­graphe, elle se consacre aussi à la danse contem­po­raine, expé­rience qui l’a proba­ble­ment menée à trans­for­mer ses lectures, le plus souvent, en perfor­mances. Elle vit en France depuis 1976, entre Paris et Marseille et là où la conduisent ses tour­nées. Elle a publié de nombreux ouvrages, dont Le Lit très bas (1992), Une mouche gracieuse de profil (éditions Maeght, 1992 et 1997), Carnet d’a (Théâtre typo­gra­phique, 1999), Rien ne manque au manque (Denoël, 1999), Adieu les langues de chat (Seghers, 2002), Portraits incon­nus (Melville / Leo Scheer, 2004), ou encore Deux Cous­sins pour Norbert (Le bleu du ciel, 2009).
Elle a égale­ment donné à France culture des ateliers de créa­tion, dont le dernier, « Maïté incar­née », diffusé en avril 2014, est encore dispo­nible à l’écoute sur le site. »

Posted on

Carole Darricarrère

Darricarrere_​Carole

Carole Darri­car­rère, née en 1959, a publié plusieurs recueils, tous oscil­lant entre le vers et la prose, depuis La Tenta­tion du bleu (Farrago, 1999), jusque Demain l’apparence occul­tera l’apparition (éditions isabelle sauvage, 2009) ou Mono­chro­mie de l’astreinte (en colla­bo­ra­tion avec Wanda Mihu­lac, éditions Tran­si­gnum, 2010). Son dernier livre, Beijing blues, a paru aux éditions du Petit Véhi­cule en 2018. Elle a égale­ment publié dans des revues comme Action poétique, La Poly­graphe, Java, Passage d’encres, Le Nouveau Recueil
Sa volonté aujourd’hui est de multi­plier les croi­se­ments entre diffé­rents champs d’expérimentation, comme la créa­tion sonore (radio­pho­nique), la photo­gra­phie, ou la danse d’improvisation. »